دارم به آهنگ جدید فودل (Faudel) گوش می کنم: وطن من. گذشته از این که ریتمش و صدای فودل را دوست دارم ترانه بسیار زیبایی دارد.
من آفتابی را که تپه های شنی بی انتها را می سوزاند،
نمی شناسم
من سرزمین دیگری نمی شناسم
جز آنکه دستانش را به سویم دراز کرد
و اگر روزی از اینجا بروم
و از صحرا بگذرم
تا ببینم از کجا می آیم
که پدرم در کدام کوچه بازی می کرده است
منی که درست نزدیک پاریس به دنیا آمده ام
زیر این باد و باران
هرگز وطنم را فراموش نخواهم کرد
هرگز فراموش نخواهم کرد...
این ترانه تمایل و اشتیاق فرزندان مهاجران را نسبت به فرانسوی شناخته شدن در عین متفاوت بودن رنگ پوست و ریشه نژادی نشان می دهد. در ماههای اخیر خواننده های جوان رنگین پوست و به خصوص عرب تبار آهنگهایی خوانده اند که داستان آنها را حکایت می کند: زندگی و دلمشغولیهای دخترها و پسرهای شهرکهای حاشیه نشین، مهاجرت، بردباری، شناخت فرانسه به عنوان وطن،...
اینها کسانی هستند که می توانند روی همسالان و "همانندهای" خود تاثیر بگذارند. مثلا دختر رپ خوان دیگری در آخرین آلبوم خود که تا کنون به فروش ششصد هزاری دست یافته است، برگه ای گذاشته که همه را به رای دادن در انتخابات ریاست جمهوری بهار آینده تشویق می کند. این یعنی تشویق به خواست تغیر از طریق صلح جویانه و دموکراتیک.
به نظر من این کارها می خواهد و می تواند میلیونها کسی را نمایندگی کند که در حال حاضر دیده نمی شوند جز در تصاویر تلویزیونی مربوط به خرابکاری و شورش. می تواند نشان دهد که فرانسه امروز فقط از فرانسویان فرانسوی یا حداکثر اروپایی تشکیل نشده است و اگر می خواهیم از بحران عبور کنیم نباید چشممان را ببندیم که ان شاء الله گربه است، که ان شاء الله دیگر کسی نمی تواند بیاید، که ان شاء الله همین ها هم همه شان بر میگردند مملکت آبا و اجدادی شان. باید آنها را ببینیم و قبول کنیم. خوشمان بیاید یا نیاید.
متن آهنگ "وطن من"
Je ne connais pas ce soleil
Qui brûle les dunes sans fins
Je ne connais pas d’autres terres
Que celle qui m’a tendu la main
Et si un jour je pars d’ici
Que je traverse le désert
Pour aller voir d’ou vient ma vie
Dans quelle rue jouait mon père
Moi qui suis né près de paris
Sous tout ce vent, toute cette pluie
Je n’oublierai
Jamais mon pays
Jamais mon pays
Et si demain comme aujourd’hui
Je dois faire le tour de la terre
Pour chanter aux mondes mes envies
Voyager des années entières
Moi qui suis né tout près d’ici
Même si je quitte mes amis
Je n’oublierais
Jamais mon pays
Troooop
De souvenirs gravés qui courent
D’ écoles et d’ été
Trop d’ amours pour oublier
Que c’est ici que je suis né
Troooop
De temps abandonné
Sur les bancs de ma cité
Trop d’ amis pour oublier
Que c’est ici que je suis né
Que c’est ici que je suis né
Je ne connais pas ce parfum
De menthe et de sable brûlant
Mais seulement les embruns
Où les rouleaux de l’océan
Et toi qui me trouve un peu mate
Pour ses rues bordées de prairies
Un peu trop blanc couleur d ‘Euphrate
Pour ses poèmes que j’ai appris
Tu es bien le seul que j’oublie
Telle l’ étoile fidèle a la nuit
Je n’oublierais
Jamais mon pays
Jamais mon pays
Troooop
De souvenirs gravés qui courent
D’ écoles et d’ été
Trop d’ amours pour oublier
Que c’est ici que je suis né
Troooop
De temps abandonné
Sur les bancs de ma cité
Trop d’ amis pour oublier
Que c’est ici que je suis né
Que c’est ici que je suis né
Et comme toi j’attends la pluie
Pour lui dire toutes mes peines
Tout comme toi, je lui souris
Quand elle tombe sur la plaie
Quand elle tombe sur la plaie
Troooop
De souvenirs gravés qui courent
D’ écoles et d’ été
Trop d’ amours pour oublier
Que c’est ici que je suis né
Troooop
De temps abandonné
Sur les bancs de ma cité
Trop d’ amis pour oublier
Que c’est ici que je suis né
Que c’est ici que je suis né
Troooop
De souvenirs gravés qui courent
D’ écoles et d’ été
Trop d’ amours pour oublier
Que c’est ici que je suis né
Troooop
De temps abandonné
Sur les bancs de ma cité
Trop d’ amis pour oublier
Que c’est ici que je suis né
Que c’est ici que je suis né